Jeudi 16 août 2018

Ce qui était dès le commencement (1 Jean 1,1-4)


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Cette épître avec ses cinq chapitres, tout comme les deux autres épîtres qui la suivent, ainsi que le quatrième évangile et le livre de l’Apocalypse sont associés au nom de Jean, disciple de Jésus, et à un mouvement ou une école johannique avec ses propres thèmes et une forte dimension d’intimité relationnelle et de communion. Peut-être s’agit-il, avec les psaumes, de l’écrit biblique le plus cité dans des faire-part mortuaires ou sur des pierres tombales, tant il nous livre des condensés de la foi chrétienne. Ses premiers versets nous font plonger la tête la première, sans autres procédures ou salutations, dans une rencontre avec l’ultime, « ce qui était dès le commencement » (v. 1), une rencontre médiatisée par ceux qui l’ont entendu, vu, contemplé, touché – une cascade de perceptions. Un dialogue implicite s’engage entre ce témoin, qui s’exprime en « nous », et les destinataires, « vous ». Il prend la forme d’un témoignage écrit et d’une annonce solennelle, dense et complexe, qui nous livre, comme dans une boîte à trésor, « la vie éternelle » (v. 2). Nous sommes associés à une révélation, une parole de vie (v. 1), synonyme de communion entre le Père, le Fils Jésus Christ, leurs témoins, « nous », et les destinataires de leur écrit, « vous ». Le prologue de l’évangile de Jean se profile à l’arrière-plan de ces quatre versets de ce premier chapitre. L’intention : une joie complète et partagée.

Ira Jaillet

Prière: Seigneur, ouvre notre cœur et notre esprit au dialogue qui nous est offert, d’entrer en communion avec l’ultime.  

Référence biblique : 1 Jean 1, 1 - 4

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